Fondée le 9 janvier 1920 par Victor Bérard, Charles Diehl, A.-Ferdinand Herold, H. Lacroix, Frédéric Macler, Antoine Meillet, Gabriel Millet, Gustave Schlumberger la première Société des Etudes Arméniennes avait cessé d’être active lorsqu’en 1992, Claire Mouradian (CNRS) et Anaïd Donabédian (INALCO) entreprirent de créer une association vouée à réunir les chercheurs de plus en plus nombreux dans le domaine des études arméniennes.
L’action de la première Société des Etudes Arméniennes a eu une postérité directe à travers la Revue des Etudes Arméniennes, aujourd’hui publiée par l’Association de la Revue des Etudes Arméniennes. Cependant, il manquait en France un lieu d’échange ouvert aux études modernes et contemporaines, pourtant de plus en plus développées.
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L’arménien est une langue indo-européenne. Antoine Meillet, dans l’introduction de son “Esquisse d’une grammaire comparée de l’arménien classique”, précise que l’arménien est l’une des transformations d’une langue non-conservée qui est représentée aussi par l’indo-iranien, le hittite, le “tokharien”, le slave et le baltique, l’albanais, le grec, le germanique, le celtique et l’italique (latin et osco-ombrien).
Parmi ces langues indo-européennes, l’arménien est certainement l’une de celles qui a le mieux gardé sa forme primitive. Elle présente plusieurs similitudes avec le grec, tant au niveau de la grammaire que du vocabulaire.
La langue ancienne, maintenant langue liturgique, est appelée grabar. Ce n’est seulement qu’au Ve siècle qu’elle devient une langue écrite. En effet, le moine Mesrop Machtotz invente en 405 ap. J.C. l’alphabet arménien. Il sert immédiatement à la traduction de la Bible et d’un large corpus de textes chrétiens.