Pour cette sixième page, passons maintenant à la troisième lettre : la lettre kim de l’alphabet mesropien, Գ.
Cette lettre apparait deux fois dans le nom de l’Illuminateur de l’Arménie. Nous la trouvons à l’initiale et au milieu du nom de Krikor (ou Grigor). Voici une première inscription où on peut lire ԵՍԳՐԻԳՈՐ, c’est à dire Ես Գրիգոր qui signifie « Moi, Grégoire »
Dans cette autre inscription, on lit simplement le prénom Krikor, ԳՐԻԳՈՐ.
J’ai déjà parlé de cette inscription qui figure aux pieds de l’ange Gabriel sur le tympan de l’église de Noravank. On distingue parfaitement le kim à l’initiale : Գ(Ա)ԲՐԻԷԼ.
Je n’ai pas trouvé, pour l’instant, d’exemple d’un kim pris dans une ligature avec ou sans badiv. En avez-vous déjà rencontré ?
Voici un site qui vient compléter les informations que je donnais dans deux articles (1, 2) sur des très bons dictionnaires disponibles en ligne.
Il s’agit d’un projet italien : DLM. Ce Dictionnaire multilingue du Lexique Métalinguistique est le résultat du travail scientifique effectué par de nombreux chercheurs dans les trois importants projets de recherche conduits en Italie.
Le site n’est pas encore complètement terminé. Notamment, pour ceux que l’italien rebute, une traduction anglaise est en cours (Traduzione in corso!!!).
NB : Je viens de trouver la page que le wiki Agreg-ink consacre à son Glossaire terminologique de Grammaire Linguistique (il s’agit d’un site destiné aux professeurs d’anglais et aux futurs professeurs d’anglais).
Après avoir considéré la lettre pen Բ seule, je vous propose des compositions. Commençons avec S(OUR)P Ս(ՈՒՐ)Բ, ce qui signifie saint. Seules lettres initiale et finale sont gravées.
On remarque que le badiv est présent en b, c, d et e où il couvre les deux lettres. Les quatre badivs ont des formes différentes. Les trois premiers sont tildés, b simplement avec des courbes, c avec une inflexion centrale très appuyée et d avec un point central qui a la forme d’une tête de clou. Le quatrième et dernier badiv est droit. En b, c et d les deux lettres sont, par économie ou par coquetterie, réunies pour former un système graphique complexe.
Dans la même inscription, on trouve ici le nom au nominatif et au génétif. C’est l’occasion d’y observer la variation introduite par le graveur. Il semble qu’il ne veuille avoir que deux lettres sous le badiv, à cette fin, en f, il a bien dissocié l’initiale et la finale du mot. En g, elles sont réunies et permettent l’ajout du Յ qui marque le
Cette dernière inscription figure aux pieds de l’ange Gabriel, à la droite de la Mère de Dieu assise et portant l’enfant Jésus, sur le tympan de l’église de Noravank. On y lit dont tout simplement le nom de l’ange Գ(Ա)ԲՐԻԷԼ. C’est un bel exemple d’ornementation complexe. Le graveur a réussi à inscrire 6 lettres sous le badiv, lequel n’est pas fait d’un simple trait mais d’un bel entrelacs.
Après les trois premières pages (1, 2 et 3) d’épigraphies arméniennes consacrées au aïp Ա, la première lettre de l’alphabet, je vous propose naturellement la deuxième lettre : pen Բ.
Commençons simplement par la lettre seule.
a) Sur le mur d’une l’église à Ani, vers le Xe siècle
b) Sur le mur de l’église de Dadivank (XIIIe siècle), dans le Haut-Karabach
c) Sur un khachkar daté de 1543, conservé dans les jardins d’Etchmiadzin
d) Sur le mur de l’église de Geghard, une inscription relativement récente
e) Sous le campanile, à l’entrée de l’Eglise Mère d’Etchmiadzin, une inscription relativement récente
Peu à peu le caractère se dessine plus nettement comme nous le connaissons aujourd’hui. Si vous suivez les variations de la barre médiane de la lettre, vous reconnaissez progressivement la majuscule dans sa forme actuelle.
Puisque nous sommes encore dans la semaine de Pâques, prenons la formule pascale en grabar pour la traduire précisément.
Քրիստոս յարեաւ ի մեռելոց
Օրհնեալ է Յարութիւնն Քրիստոսի
Détaillons la première ligne
Քրիստոս se lit Kristos et s’analyse ainsi : Christ, nominatif ou accusatif singulier, ici au nominatif car c’est le sujet
յարեաւ se lit hariav se s’analyse comme ceci : il s’agit du verbe harnem qui signifie se lever, se réveiller, ressusciter ; il est à la 3e pers. sg. de l’aoriste, ce temps est équivalent au passé simple ou au passé composé
ի se prononce i, c’est une préposition que l’on peut traduire de plusieurs façons, habituellement par en, dans ou de. Cette préposition commande le locatif, l’accusatif ou l’ablatif. La déclinaison s’applique au mot qui suit.
մեռելոց se lit mérélots, il s’agit du mot mérial qui se traduit par mort, il est soit un adjectif soit un subst., sa déclinaison indique le génitif, le datif ou l’ablatif pluriel, mais ici le sens est celui de l’ablatif et d’ailleurs la préposition qui précède ne laisse d’autre choix.
Et maintenant la seconde ligne
Օրհնեալ se prononce orhnial, c’est le participe du verbe orhnem, bénir
է se lit tout simplement è, c’est la 3e pers. Sg. du présent de l’indicatif actif du verbe être
Յարութիւնն se lit haroutioun’n, c’est le substantif suffixé de l’article défini (‘n), la résurrection
Քրիստոսի se lit Kristossi, c’est le génitif de Christ
Nous avons donc la traduction suivante :
Christ est ressuscité d’entre les morts
Bénie est la résurrection du Christ
Après avoir publié l’article « Où chanter de la musique arménienne ?« , je dois complété avec « Où danser des danses arméniennes ? ». Des troupes de danseur sont présentes dans les grandes villes, et comme je ne suis pas au courant de tout, je compte sur vous pour me donner des informations complémentaires. Par avance, chnorhagaloutioun !
Sur le site de guideinformatique.com, tous les mois, des vidéos présentent un débat qui s’est déroulé en public dans un café ou un restaurant.
En février, le thème du « CAFÉ E-TÉRAIRE » était : « autour du web 2.0 en entreprise« . Avec Jean-Louis Lequeux (consultant en nouvelles technologies), nous avons présenté notre livre « Déployer un projet Web 2.0 en entreprise« . Nous débattions avec Jean-Pierre Corniou (DSI de Usinor et de Renault, aujourd’hui DGA de SIA Conseil) qui présentait son livre « Le web, 15 ans déjà… et après ?« . Le débat était animé par Hubert d’Erceville, le rédacteur en chef de GuideInformatique.com.
La disponibilité de la troisième version du Corpus National de l’Armenian Oriental (EANC) a été annoncée aujourd’hui.
Le Corpus national de l’arménien oriental est une base de données linguistique de textes annotés en arménien oriental standard.
L’EANC, c’est :
Pour en savoir plus sur l’EANC et explorer ses fonctionnalités, visitez www.eanc.net. Tous vos commentaires seront grandement appréciés.

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