25 July 2008

La loi de Wirth : la vitesse relative du progrès

Filed under: Codex informatica — Gabriel @ 15:23

Cette loi répond à la question de la vitesse relative du progrès du logiciel et du matériel. En effet, on achète régulièrement des machines plus puissantes et ça rame toujours … et on voudrait comprendre !

En 1995, une réponse venait de Suisse … Wirth formula lapidairement : “Software gets slower faster than hardware gets faster”, ce que nous pouvons traduire à peu près ainsi : “Le progrès en logiciel est moins rapide que celui du matériel”. Le maître avait parlé et voilà une loi. Mais, les coupables ne sont pas désignés et courent toujours.

J’avais indiqué dans un précédent billet la loi de Gates qui est du même acabit. Bill a toujours pris soin d’ajouter que cette loi n’était pas de lui. Et je crois qu’il n’a jamais cité le bon professeur.

Qui est Niklaus Wirth ?
Ce professeur d’informatique, né en Suisse en 1934, est l’inventeur de plusieurs langages de programmation dont le Pascal. En reconnaissance pour ces nombreux travaux, il a reçu le prix Turing en 1984.

27 April 2008

La première loi de Krug : ” ne me faites pas réfléchir ! “

Filed under: Codex informatica, Web 2.0 — Gabriel @ 0:27

Cette loi concerne le développement des sites Internet et plus particulièrement leur utilisabilité. Elle est toutefois parfaitement généralisable à bien des domaines de l’ingénierie …

Krug définit l’utilisabilité comme la qualité des sites internet qui s’attachent à répondre positivement aux questions suivantes :

  • Le visiteur comprend-il ce qu’il découvre ?
  • Le site est-il clair ?
  • Le visiteur trouve t-il ce qu’il cherche ?
  • Le site peut-il être utilisé sans effort d’apprentissage ?
  • Le visiteur peut-il utiliser aisément le contenu du site ?
  • Le site est-il irréprochable ?

Alors pourquoi Krug a-t-il choisi d’énoncer tout cela ainsi : “ne me faites pas réfléchir” ? Tout simplement parce que l’utilisateur va intuitivement reconnaître un site bien fait d’un autre au premier manquement à l’une de ces questions. Le paradoxe de Krug est bien celui-ci : Ne prenons pas les utilisateurs pour des idiots … alors ne les faisons pas réfléchir !

Qui est Steve Krug ?

Steve Krug est un consultant qui s’est rendu célèbre en publiant le livre “Don’t Make Me Think”. Paru en 2000, ce livre consacré à l’ergonomie a dépassé allègrement les 100.000 exemplaires vendus et a été traduit dans plusieurs langues. Pour simplifier, on peut dire que tout le travail de Krug a toujours consisté à simplifier celui des autres.

11 April 2008

La loi de la longue traîne

Filed under: Codex informatica, Web 2.0 — Gabriel @ 16:39

La Longue traîne est, au départ, une loi mathématique qui permet de rendre compte du phénomène suivant :

La demande pour un bien décroît en fonction de son rang de classement dans la demande globale. Cette fonction suit une loi exponentielle décroissante.

Pour ceux qui ont de bons souvenirs de leurs cours de math, si vous divisez l’aire totale de la courbe de cette exponentielle décroissante en deux aires égales, elle a pour abscisse un point proche de l’origine.

La longue traîne

C’est en 2004, en recourant à cette loi, que Jeff Bezos a décrit le modèle économique qui porte depuis le nom de “longue traîne” (en anglais, Long Tail). Il expliquait le potentiel de toutes les niches de produits qui n’étaient jusqu’alors (avant Internet) que peu ou pas profitable.

Jeff Bezos n’y est pas arrivé par hasard. En effet, on se souvient qu’Amazon.com a longtemps perdu de l’argent puisqu’il faisait des investissements importants et chaque vente semblait se faire à perte. Il s’agissait d’une politique délibérée qui aujourd’hui a montré sa pertinence. En réalisant moyennement ou peu de ventes sur un très grand nombre de références, on a la même espérance de gain qu’en faisant de très gros volumes de vente sur un petit nombre de références.

Qui est Jeff Bezos ?

Jeffrey Preston Bezos est né en 1964. Diplômé de l’Université de Princeton en 1986, il a d’abord travaillé comme analyste financier à Wall Street. En 1994, il crée Amazon.com dont le site ouvre l’année suivante. Il est toujours le PDG de la célèbre société de commerce en ligne. Mais, il continue de créer et en 2004, il fonde Blue Origin, une start-up spécialisée dans les voyages spatiaux. Bref, à suivre !

4 February 2008

La loi de participation

Filed under: Codex informatica, Web 2.0, Wiki — Gabriel @ 14:21

En 2006, dans son blog, Ross Mayfield nous fait observer la corrélation forte entre la complexité des outils du Web et leur utilisation. Une fois énoncé, cela semble une évidence … voyez plutôt : plus un outil est compliqué, moins les utilisateurs l’utilisent. L’intérêt de la formulation et de l’article de Ross est d’avoir appliqué ce truisme aux nouveaux outils du web 2.0 et d’avoir établit une échelle dans un schéma désormais bien connu. L’article de Ross aura permis à certains de redescendre sur terre ;-).

Les chiffres publiés dans les premiers mois de 2007 (par Hitwise et repris par de nombreux blogs mais aussi les agences internationales comme Reuters) sur la faible participation, voire la très faible participation des utilisateurs sur certains sites, viennent confirmer ce que l’on appelle maintenant la loi de participation. Reprenons quelques-unes de ces données (mai 2007) :

  • 0.18 % des visites sur YouTube sont destinées à l’upload de nouvelles vidéos
  • 0.12 % des visites sur Flickr sont destinées à l’upload de nouvelles photos
  • 4.38 % des visites sur Wikipedia sont destinées aux contributions

Ces statistiques nous permettent de compléter la loi de Ross. Wikipedia ne bénéficierait-il pas d’une prime à l’intelligence ? Un outil est d’autant plus utilisé qu’il est simple et permet de faire des choses intelligentes.

Qui est Ross Mayfield ?

Il est le président et le co-fondateur de Socialtext, l’un des premiers wiki d’entreprise et l’un des principaux fournisseurs de solutions d’entreprise 2,0.

23 January 2008

Rétroactions positives : avantage aux standards

Filed under: Codex informatica, Web 2.0, XML — Gabriel @ 2:17

Voyons pourquoi la loi de rétroactions positives favorise les standards technologiques. Un des facteurs de satisfaction de R.P. est l’effet d’entraînement (boule de neige) : si j’utilise la même technologie que les autres alors mon potentiel de communication avec autrui s’en trouve augmenté. C.Q.F.D.

Et comme les R.P. conduisent à la sélection entre offreurs, à cause d’une masse critique qu’il faut atteindre pour exister, il est clair que les offreurs qui auront choisi les standards seront privilégiés par rapport aux autres. Il n’y a aucun intérêt à développer des formats propriétaires et à s’y enfermer ! Sauf si on est un gros, un incontournable. Mais alors, le format propriétaire devient une norme de fait, un standard de facto. C.Q.F.D.

XML fête ses 10 ans … Son histoire illustre bien mon propos. Il n’y a pas un offreur du Web 2.0 qui oserait omettre XML dans son architecture, même si de nouveaux standards apparaissent.

Réseau social : le graal des rétroactions positives

Filed under: Codex informatica, Réseau social, Web 2.0 — Gabriel @ 1:53

Dans le monde imparfait qui est le nôtre, un monde où la concurrence n’est ni pure ni parfaite, la loi de rétroactions positives stipule que l’accroissement de la demande induit une hausse de l’offre qui en retour va stimuler la demande, etc.

Transposons maintenant cette loi au monde des réseaux sociaux cher au Web 2.0. Plus une communauté d’utilisateurs est importante, plus ses fournisseurs de services ont intérêt à lui offrir des services. En retour, le développement de cette offre va accroître la satisfaction des membres de la communauté. La satisfaction d’un membre est d’autant plus grande qu’il y a de membres dans la communauté. Simplet dirait : à plusieurs, on est plus nombreux !

Il s’en déduit que la logique des rapprochements ou des fusions des réseaux sociaux bénéficie des rétroactions positives. Ce phénomène conduit à la raréfaction des acteurs offreurs et on aboutit soit à un oligopole soit à un monopole. N’est-ce pas là ce que nous observons depuis quelques temps dans l’histoire des Plaxo, LinkedIn, mySpace, FaceBook, etc. Pour exister demain, ils se concentrent et leur bouquet de services augmente régulièrement, quitte à faire des erreurs (je ne cite personne).

L’offreur qui réussit à gagner un plus grand nombre de clients peut baisser ses prix. Voilà un autre argument positif pour aller vers cet offreur … La limite de notre histoire est que tous les offreurs n’arriveront pas à profiter de cette loi qui, à terme, devient celle du plus fort. Encore une loi darwinienne !

22 January 2008

La loi des rétroactions positives

Filed under: Codex informatica, Réseau social, Web 2.0 — Gabriel @ 15:52

Selon cette loi, d’abord formulée en économie, toute hausse de la demande entraîne une hausse de l’offre, celle-ci stimule en retour la demande, et on reboucle … Si vous êtes de ceux qui ont lu mes autres articles dans la catégorie Codex informatica, vous trouverez une certaine similitude avec la loi de Bob Metcalfe.

Mais n’allons pas trop vite, cette loi (appelée aussi “de causalité circulaire”) ne s’applique pas n’importe comment. En effet, elle est inopérante dans un monde de concurrence pure et parfaite.

D’une façon un peu triviale, on peut parler d’un effet boule de neige. Les rétroactions positives contribuent à des accumulations, à des concentrations de l’offre conduisant à un oligopole, voire un monopole. Je reprendrai dans un prochain article les conséquences de cette loi appliquée aux réseaux sociaux.

NB1 : une rétroaction est positive quand elle amplifie le phénomène.
NB2 : un oligopole = un marché avec très peu d’offreurs et beaucoup de demandeurs.

17 October 2007

La loi de Shannon : la notion d’entropie

Filed under: Codex informatica — Gabriel @ 13:59

Shannon, cet esprit très “touche à tout” s’est intéressé à des sujets aussi différents et variés que les mathématiques, la jonglerie, l’invention de machines bizarres … Parmi les résultats de ses nombreux travaux, on peut remarquer ceux qui ont porté sur la notion d’entropie.

Un petit rappel pour ceux qui aurait raté le cours sur l’entropie. L’entropie est une grandeur physique abstraite d’abord découverte en thermodynamique statistique. Elle correspond au degré de désordre d’un système à l’échelle microscopique. Moins l’entropie du système est élevée, plus ses éléments sont ordonnés, liés entre eux, capables de produire des effets mécaniques, et moins grande est la part de l’énergie inutilisée ou utilisée de façon incohérente.

Dit plus simplement, moins on s’agite, plus on travaille efficacement. Cette loi est d’une portée universelle !

Shannon a généralisé la notion d’entropie au domaine de la théorie de l’information. Cette découverte a ouvert la voie aux méthodes appelées d’entropie maximale (qui consistent à substituer une loi de probabilité à une loi qu’on ne connait qu’imparfaitement) dont des applications connues sont le scanner médical et la reconnaissance automatique de caractères.

Qui est Shanon ?

Claude Elwood Shannon est né en 1916 à Gaylord dans le Michigan. Il fut ingénieur en électricité et mathématicien. Ce scientifique américain est considéré comme le père de la théorie de l’information. Il est mort en 2001.

23 August 2007

La loi de Murphy : quand ça va mal …

Filed under: Codex informatica, Web 2.0 — Gabriel @ 14:13

” If anything can go wrong, it will “

Ou ” Quand quelque chose peut mal tourner, c’est ce qui arrive “

Formulée en 1949 sur la base aérienne d’Edwards en Californie, cette loi s’applique dans tous les domaines de l’activité humaine. Pour ce qui est de l’informatique, elle est particulièrement utile à rendre compte des misères qui nous affligent …

Voici quelques déclinaisons de cette célèbre loi :

  • Quand un projet est enfin recetté et livré, il est obsolète.
  • Le coût d’un système augmente chaque fois qu’on l’utilise.
  • Quand un système devient utile, il doit être changé.
  • Quand un programme est inutile, il doit être documenté.
  • La complexité d’un système augmente toujours jusqu’à ce qu’elle excède les possibilités de ceux qui doivent les maintenir.
  • Etc.

L’optimisme actuel qui souffle sur le Web 2.0 semble conjurer le mauvais sort. Le Web 2.0 ne serait pas murphyste … à voir !

Qui est Murphy ?

Edward A. Murphy Jr. était capitaine dans l’US Air Force.

12 June 2007

Les 3 lois de la robotique

Filed under: Codex informatica, Web 2.0 — Gabriel @ 11:09

Asimov a énoncé un système axiomatique connu sous le nom des trois lois de la robotique. Selon leur auteur, les robots devraient être construits dans le respect de ces lois pour éviter toutes les dérives qui, pour le moment, ne sont encore que spéculatives. Mais, on ne sait jamais … comme aurait dit le Petit Prince.

Première loi : un robot ne peut pas porter atteinte à un être humain, ni rester passif devant un être humain exposé à un danger.
Deuxième loi : un robot doit obéir aux ordres donnés par les êtres humains, sauf si de tels ordres sont en contradiction avec la Première Loi.
Troisième loi : un robot doit protéger son existence dans la mesure où cette protection n’est pas en contradiction avec la Première ou la Deuxième Loi.

La lecture (ou la relecture) de ces lois désormais célèbres résonnent bien dans le contexte de l’Internet. Les moteurs y sont toujours plus nombreux, à commencer par les moteurs de recherche, de gestion de contenu, de règles, de workflow, … Et je me pose les questions suivantes :

  • Est-ce que tous nos robots du web satisfont aux lois d’Asimov ?
  • Qu’adviendrait-il si tel moteur dérogeait à l’une de ces lois ?
  • Avons-nous des retours d’expérience sur le sujet ?

Qui est Isaac Asimov ?

Cet écrivain américain est né le premier janvier 1920 à Petrovichi en Russie. Il est mondialement célèbre pour une oeuvre de science fiction considérable. Il a aussi beaucoup écrit d’ouvrages de vulgarisation scientifique. Il est décédé à New York le 6 avril 1992.

24 January 2007

La loi d’Amdahl : Gain de performance

Filed under: Codex informatica, Web 2.0 — Gabriel @ 2:23

Cette loi se rapporte au gain de performance qu’on peut attendre d’un ordinateur en améliorant une composante de sa performance. Sous sa forme générale, elle indique que le gain de performance égale le temps d’exécution d’une tâche complète sans l’amélioration divisé par le temps d’exécution de la même tâche avec l’amélioration.

Avons-nous déjà calculé ce gain dans nos projets web 2.0 afin de les quantifier ? Cela nous donnerait-il pas le moyen de fournir des données tangibles, puisque numériques, aux détracteurs de la 2e toile ?

Qui est Amdhal ?

Gene Myron Amdahl (né le 16 novembre 1922), américain d’origine norvégienne, est un architecte d’ordinateur et un entrepreneur de pointe, principalement connus pour son travail sur les ordinateurs centraux chez IBM et plus tard dans ses propres compagnies, particulièrement Amdahl Corporation créée en 1970.

16 January 2007

La loi de Nacchio : Gateway IP

Filed under: Codex informatica — Gabriel @ 23:39

Le nombre de ports et le prix par port d’une gateway IP respectent la loi de Moore.

Cela signifie plus clairement que tous les 18 mois, pour le même prix, on a deux fois plus de ports dans les gateway IP. Cette loi intéresse beaucoup le secteur des télécommunications. En effet, la diminution du prix des gateways IP est essentielle pour permettre à la voix sur IP de devenir toujours plus banale.

Qui est Nacchio ?

Joseph Nacchio a été le président de la société Qwest Communications International Inc. Il avait commencé chez AT&T.

9 January 2007

Et si on parlait du Web 0.0

Filed under: Codex informatica, Web 2.0 — Gabriel @ 22:51

Quel est le problème ?

Bon, je vois que vous pensez que je bourdonne (NDLR : buzz = bourbonnement) avec un Web de plus ! En plus, ce serait un proto Web, ou peut-être un vétéro Web … Non, vous n’y êtes pas. Ce Web là ne veut pas qu’on le débusque. C’est le Web qui veut rester caché.

La semaine dernière, je vous avais parlé du Web caché, mais c’était du Web naturellement caché. Ici, il en va tout autrement. Car pour se cacher du Web quand on y est exposé, il faut certainement déployer encore plus d’énergie que pour un bon référencement. Retourner ou rester dans le Web 0.0 peut être bien plus compliqué que d’émerger dans le Web 2.0 ;-)

Ce que n’est pas le Web 0.0

On peut certainement gloser autour de ce Web là. Certains blogueurs entendent par Web 0.0 :

  • l’internet de la fracture numérique, celui des absents du Web pour raison de manque de moyen
  • ou celui des technophobes

Cela ne semble pas être la bonne approche. Certes, il y a là de la réalité humaine et sociale. Mais, je crois que le syntagme Web 0.0 doit dénommer un “non Web” volontaire.

Quel est le besoin auquel répond le Web 0.0 ?

Alors que tout le monde publie et se rend visible dans la Blogosphère, ou plus largement dans la logosphère, il y a des sociétés, des personnes, des communautés, des officines, des agences qui paient très cher leur absence du Web. Vous demandez à tous les moteurs de recherche … et rien, rien de rien.

Quelques astuces pour se cacher

- le déréférencement

Vous avez parfois observé que certains moteurs gardaient des liens vers des pages qui n’existent plus mais dont le moteur garde pendant longtemps, trop longtemps un reflet en cache. Les moteurs proposent normalement des solutions. Par exemple, Google peut abandonner l’indexation de pages de site lorsque la demande est faite par le webmestre (règle nécessaire pour garantir que les pages ne sont pas supprimées par erreur ou selon des critères arbitraires).

Pour faire “disparaître” un site, il faut placer un fichier robots.txt au niveau racine/root du serveur. En plaçant la bonne commande dans ce fichier, le tour sera joué :

User-Agent: *
Disallow: /

Ce fichier destiné aux robots permet plein d’autre chose. Mais, il faut ajouter qu’une disparition, ça prend du temps. Chez Google, il faut compter 6 à 8 semaines, d’après ce qu’il affiche dans la doc.

- l’anonymat

Tout ce qui précèdent ne vaut que pour déréfencer un site dont on est le responsable. Mais les affaires se corsent quand on s’attaque à ceux qui parlent de vous et que vous voudrez faire taire. Alors comment passer dans la clandestinité ?

Vous ne souhaitez pas que l’on parle de vous. En France, avec la CNIL, vous avez vos chances. Oui mais une fois de l’autre côté des frontières ?

1 January 2007

Web 2.0 et accomplissement

Filed under: Codex informatica, Web 2.0 — Gabriel @ 18:20

Mc Clelland énonce sa théorie du besoin de réalisation en 1961.

Il cherchait à expliciter ce qu’implique l’accomplissement. Il a proposé de le décomposer en 3 besoins ou facteurs d’impulsion fondamentaux. Pour y parvenir, il s’est appuyé sur des mesures faites à partir du Thematic Apperception Test (il s’agit d’un test projectif).

Le besoin d’accomplissement ou de réalisation

Il est présent chez les individus réfléchissant sur le sens  de leur vie, sur ce qu’elles vont en faire, sur les bonnes stratégies pour y parvenir. La lecture Web 2.0 de ce besoin est claire. Les techno du Web s’étant beaucoup simplifiées, il est tellement plus facile de créer maintenant.

Le besoin de pouvoir ou d’influence

Il caractérise les individus qui passent l’essentiel de leur temps à réfléchir à l’influence et au contrôle qu’ils ont sur les autres. On le rencontre chez les responsables politiques, mais aussi maintenant chez des personnes ou des groupes web’influents. La lecture Web 2.0 est immédiate ;-)

Le besoin d’affiliation

Les personnes qui souhaitent le satisfaire sont celles qui passent une bonne partie de leurs temps à réfléchir sur la façon de développer des relations amicales avec les autres membres de l’organisation. Pour combler ce besoin, elles nouent des relations. Transposé en Web 2.0, cela nous conduit sur les forums, les wikis, les blogs, tous les lieux d’interaction devenus si nombreux.

Voilà peut-être pourquoi nos politiques sont tellement web’actifs depuis quelques temps !!! Le Web n’est-il pas devenu la nouvelle agora de notre monde ?

Qui est Mc Clelland ?

David McClelland est un psychologue américain. Il est professeur à l’université Harvard entre la fin des années 1960 et le début de 1970. Il est fondateur de la firme Hay-McBer. Son article Testing for Competence Rather than for Intelligence, paru en 1973 dans American Psychologist, est une contribution majeure. Les psychologues avaient recours aux tests pour mesurer l’intelligence. Avec Mc Clelland, on va maintenant mesurer les compétences ! La différence est considérable.

31 December 2006

La loi de Brooks : Retard sur projet logiciel

Filed under: Codex informatica — Gabriel @ 15:24

Ajouter des ressources à un projet déjà en retard, le retardera encore.

L’opinion de Brooks est que les difficultés de réalisation des logiciels se divisent en difficultés accidentelles (langages de programmation et systèmes laborieux et malaisés à utiliser) et en difficultés essentielles (inhérentes à la production de logiciels). Or, selon lui, les difficultés accidentelles ont déjà été en grande partie éliminées, par exemple par l’adoption de langages de haut niveau; il n’y aura donc pas dans le futur de nouveaux progrès permettant de gains importants de productivité.

Il cite ensuite un certain nombre de technologies présentées comme devant révolutionner l’industrie logicielle (le langage Ada, la programmation orientée objet, etc.) et explique que si ces technologies permettent encore de diminuer les difficultés accidentelles de la programmation, elles ne peuvent pas pour autant supprimer les difficultés essentielles.

Le proverbe souvent cité pour exprimer cette idée est « Neuf femmes ne font pas un enfant en un mois ».

Qui est Brooks ?

Frederick Brooks (né le 19 avril 1931) a été chef de projet du OS/360, l’un des projets les plus chers et ayant pris un des plus important retard de l’histoire de l’informatique (cela faillit mettre en difficulté considérable la société IBM). Grace au pilotage de Brooks, IBM a pu livrer l’un des ordinateurs les plus performants qui soient.

En 1999, Brooks a reçu le prix Turing pour ses contributions en « architecture des ordinateurs, systèmes d’exploitation et logiciels ». Il est aussi connu pour son livre « Le Mythe du mois-homme ». Cet ouvrage raconte son expérience du développement informatique, basée sur le développement d’OS/360.