18 August 2008

Persée : Web 2.0 et recherche scientifique

Filed under: Langages, Linguistique, Web 2.0 — Gabriel @ 16:01

Les sites scientifiques s’emparent avec bonheur du web 2.0 pour nous proposer des interfaces aux usages démultipliés. Les étudiants et les enseignants vont découvrir, si ce n’est déjà fait, que leur cartable se numérise de plus en plus et de mieux en mieux.

Combien de travaux de recherche doivent absolument passer par la recherche bibliographique ? Celle qui consiste à fouiller dans les revues scientifiques étant l’une des plus délicates, on ne peut qu’être heureux de voir ce grand projet percer avec un tel esprit d’ouverture.

L’Université Lumière Lyon 2 a développé le site Persée et en propose depuis peu une nouvelle interface après plusieurs mois de développements.

Persée travaille avec plusieurs partenaires. Ensemble, ils mutualisent leurs collections avec des exigences technologiques claires et précises pour le meilleur profit des utilisateurs. Le club des 5 partenaires est composé de :

Techniquement

Persée s’appuie sur des technologies open-source et des formats ouverts. Une partie des briques logicielles sont libres, d’autres ont été développées en interne par l’équipe lyonnaise. Tout est en Java. L’ensemble des développements sont sous double licence Cecil et GPL. Ils sont donc ré-utilisables pour d’autres programmes de numérisation et de diffusion numérique de documents. La rubrique A propos du site n’est pas avare sur les détails techniques.

Mutualisation

La mutualisation des collections repose sur l’implémentation sur chacun des sites concernés du protocole OAI-PMH. Conformément au protocole, les sites diffusent a minima leurs métadonnées en DC (Dublin Core).

Au-delà de cette diffusion basique, Persée s’est doté d’outils permettant de diffuser et moissonner des données complexes telles que la description des collections, les tables des matières des fascicules et le texte intégral des documents.

La mise en œuvre par Persée de ces échanges de données repose sur l’utilisation des schémas METS, Erudit-article ou TEI. Les schemas XMLMARC et MODS sont également utilisés pour la diffusion des métadonnées.

NB : Persée met à disposition des utilisateurs un forum où l’équipe des concepteurs répond aux utilisateurs.

6 August 2008

Arménien ancien : la visualisation Grokker

Filed under: Arménien, Web 2.0 — Gabriel @ 21:54

Parmi les moteurs de recherche, certains sont devenus de grands classiques comme Google. Ils se ressemblent beaucoup : la recherche produit une liste de résultats. D’autres cherchent à se distinguer, à offrir une nouvelle expérience de la recherche, de la présentation des résultats en liste, de la présentation d’une fiche par résultat, etc.

Grokker est un moteur qui met en oeuvre un dispositif de visualisation qui organisent les résultats en cluster. J’ai recherché “arménien ancien”. Il est remarquable de noter qu’un seul cluster porte le nom d’Antoine Meillet, le plus fameux linguiste de la fin du XIXe et de la première moitié du XXe siècle.

Pour connaitre un peu mieux Antoine Meillet, on peut lire en ligne un article paru en 1905 “Comment les mots changent de sens“.

12 July 2008

Web 2.0 et épigraphie arménienne, suite

Filed under: Arménien, Web 2.0 — Gabriel @ 0:52

Après avoir réuni un groupe de photographes qui publient leurs photographies sur Flickr et sont intéressés pour partager leurs photos sur le thème de l’épigraphie arménienne, je viens de découvrir un nouvel outil. Il s’agit d’un site très web 2.0 qui utilise une RIA (application internet riche) pour permettre de créer des albums photos ou des livres illustrés. Cet outil, c’est Mixbook.

Je me suis tout de suite créer un compte pour concevoir un album pour y placer mes photos. Mixbook est bien conçu et a nouer des partenariats multiples. Ainsi, j’ai pu par exemple importer les photos que j’avais téléchargé dans Flickr. Il m’a suffit pour cela d’autoriser Mixbook et se connecter à mon compte Flickr.

La solution permet de commencer avec la fabrication d’un pur album photo. Mais il est aussi possible de faire beaucoup sophistiqué et de créer des livres numériques car on peut ajouter du texte. Seule ombre pour le moment, nos caractères accentués du français ne passe pas.

7 July 2008

Web 2.0 et arménologie

Filed under: Arménien, Réseau social, Web 2.0 — Gabriel @ 23:01

Je poursuis mon investigation des apports du web 2.0 pour des sujets qui peuvent être très éloignés comme l’étude d’une langue, de la culture, de la littérature d’une nation. Je dis “éloigné” car ce sont des thèmes universitaires et scientifiques et que le web 2.0 semble être fait, dans l’entreprise 2.0, pour des usages plus concrets … Bon, trêve de philosophie : “le monde se décompose en faits” disait Wittgenstein (Cf. Tractatus 1.2), et c’est un fait que le web 2.0 est un ouvroir … du monde !

J’étais à la recherche d’articles de K.J. Basmadjian sur les inscriptions arméniennes d’Ani. Et en tirant les liens des grandes bibliothèques scientifiques (KVK ; BNF Opale plus ; Sudoc ; worldcat ; etc.), je suis tombé sur Scribd. Connaissez-vous Scribd ?

Pour faire simple, Scribd est au document ce que Flickr est à la photo. On crée son compte, on dépose des livres ou des articles qu’on a numérisés et pour lesquels on s’est assuré qu’il n’y ait pas problème juridique pour la mise à dispo. On peut encore créer des groupes, inviter des personnes à prendre part à ces groupe, etc.

J’ai donc créé un groupe pour y référencer les ouvrages déjà présents dans Scribd et qui traitent d’arménologie. Les documents deviennent des objets sociaux de première catégorie. Prochaine étape ? J’espère trouver encore plein d’autres moyens 2.0 pour faire du bon travail de recherche universitaire. Avez-vous des idées à me suggérer ?

3 July 2008

Web 2.0 et épigraphie arménienne

Filed under: Arménien, Grabar, Réseau social, Web 2.0 — Gabriel @ 0:18

Les réseaux sociaux sont l’une des grandes réussites du web 2.0. Le site de partage de photographies Flickr est l’un de ces réseaux qui est particulièrement réussi. Comme je suis à la recherche de bonnes photographies de témoignages épigraphiques de langue arménienne, je ne pouvais pas me contenter de mes seules photos. J’ai donc créer un groupe Flickr consacré à l’épigraphie arménienne.

En à peine 5 semaines, ce sont déjà plus de 100 photographies qui ont été publiées dans ce groupe. Quant aux membres du groupe, ils sont plus de 10. Si vous avez d’autres clichés, je vous invite à prendre part à cette expérience de partage. Vous pouvez aussi commenter certaines photos.

Ainsi, le web 2.0 contribue à la constitution d’un fonds documentaire épigraphique … où chacun peut prendre sa part.

24 May 2008

Graphisme 2.0

Filed under: Web 2.0 — Gabriel @ 14:18

L’ergonomie du web 2.0 repose visuellement sur des signaux simples et donc forts. Puisqu’il faut faciliter les usages, les visuels ne sont pas compliqués, ils se comprennent aisément. Les graphismes sont souvent des dessins de tailles moyennes ou réduites, aux lignes nettes, aux couleurs vives, utilisant des effets d’ombres et lorsqu’il y a des caractères, les polices sont sans sérif.

Plusieurs sites se sont spécialisés pour offrir des galeries d’icônes au look web 2.0. Pour l’accès, toutes proposent le moteur de recherche. Les premières sont très web 1.0 :

On trouve aussi des méta-moteurs

Il est intéressant de noter que l’offre évolue et l’organisation d’autres moteurs est résolument web 2.0. En effet, le nuage de tags est offert et on peut même le modifier :

Certains ont même ajouté, pour accélérer la saisie de la recherche, une liste de suggestion.

Au passage, ne pensez-vous pas qu’un moteur du web 1.0 est fait pour chercher alors qu’un moteur du web 2.0 est fait pour trouver ? Changement de paradigme ? Nouveaux usages ?

Un jour, on ne parlera plus de moteur de recherche mais de moteur pour trouver … On peut rêver !

27 April 2008

La première loi de Krug : ” ne me faites pas réfléchir ! “

Filed under: Codex informatica, Web 2.0 — Gabriel @ 0:27

Cette loi concerne le développement des sites Internet et plus particulièrement leur utilisabilité. Elle est toutefois parfaitement généralisable à bien des domaines de l’ingénierie …

Krug définit l’utilisabilité comme la qualité des sites internet qui s’attachent à répondre positivement aux questions suivantes :

  • Le visiteur comprend-il ce qu’il découvre ?
  • Le site est-il clair ?
  • Le visiteur trouve t-il ce qu’il cherche ?
  • Le site peut-il être utilisé sans effort d’apprentissage ?
  • Le visiteur peut-il utiliser aisément le contenu du site ?
  • Le site est-il irréprochable ?

Alors pourquoi Krug a-t-il choisi d’énoncer tout cela ainsi : “ne me faites pas réfléchir” ? Tout simplement parce que l’utilisateur va intuitivement reconnaître un site bien fait d’un autre au premier manquement à l’une de ces questions. Le paradoxe de Krug est bien celui-ci : Ne prenons pas les utilisateurs pour des idiots … alors ne les faisons pas réfléchir !

Qui est Steve Krug ?

Steve Krug est un consultant qui s’est rendu célèbre en publiant le livre “Don’t Make Me Think”. Paru en 2000, ce livre consacré à l’ergonomie a dépassé allègrement les 100.000 exemplaires vendus et a été traduit dans plusieurs langues. Pour simplifier, on peut dire que tout le travail de Krug a toujours consisté à simplifier celui des autres.

11 April 2008

La loi de la longue traîne

Filed under: Codex informatica, Web 2.0 — Gabriel @ 16:39

La Longue traîne est, au départ, une loi mathématique qui permet de rendre compte du phénomène suivant :

La demande pour un bien décroît en fonction de son rang de classement dans la demande globale. Cette fonction suit une loi exponentielle décroissante.

Pour ceux qui ont de bons souvenirs de leurs cours de math, si vous divisez l’aire totale de la courbe de cette exponentielle décroissante en deux aires égales, elle a pour abscisse un point proche de l’origine.

La longue traîne

C’est en 2004, en recourant à cette loi, que Jeff Bezos a décrit le modèle économique qui porte depuis le nom de “longue traîne” (en anglais, Long Tail). Il expliquait le potentiel de toutes les niches de produits qui n’étaient jusqu’alors (avant Internet) que peu ou pas profitable.

Jeff Bezos n’y est pas arrivé par hasard. En effet, on se souvient qu’Amazon.com a longtemps perdu de l’argent puisqu’il faisait des investissements importants et chaque vente semblait se faire à perte. Il s’agissait d’une politique délibérée qui aujourd’hui a montré sa pertinence. En réalisant moyennement ou peu de ventes sur un très grand nombre de références, on a la même espérance de gain qu’en faisant de très gros volumes de vente sur un petit nombre de références.

Qui est Jeff Bezos ?

Jeffrey Preston Bezos est né en 1964. Diplômé de l’Université de Princeton en 1986, il a d’abord travaillé comme analyste financier à Wall Street. En 1994, il crée Amazon.com dont le site ouvre l’année suivante. Il est toujours le PDG de la célèbre société de commerce en ligne. Mais, il continue de créer et en 2004, il fonde Blue Origin, une start-up spécialisée dans les voyages spatiaux. Bref, à suivre !

4 February 2008

La loi de participation

Filed under: Codex informatica, Web 2.0, Wiki — Gabriel @ 14:21

En 2006, dans son blog, Ross Mayfield nous fait observer la corrélation forte entre la complexité des outils du Web et leur utilisation. Une fois énoncé, cela semble une évidence … voyez plutôt : plus un outil est compliqué, moins les utilisateurs l’utilisent. L’intérêt de la formulation et de l’article de Ross est d’avoir appliqué ce truisme aux nouveaux outils du web 2.0 et d’avoir établit une échelle dans un schéma désormais bien connu. L’article de Ross aura permis à certains de redescendre sur terre ;-).

Les chiffres publiés dans les premiers mois de 2007 (par Hitwise et repris par de nombreux blogs mais aussi les agences internationales comme Reuters) sur la faible participation, voire la très faible participation des utilisateurs sur certains sites, viennent confirmer ce que l’on appelle maintenant la loi de participation. Reprenons quelques-unes de ces données (mai 2007) :

  • 0.18 % des visites sur YouTube sont destinées à l’upload de nouvelles vidéos
  • 0.12 % des visites sur Flickr sont destinées à l’upload de nouvelles photos
  • 4.38 % des visites sur Wikipedia sont destinées aux contributions

Ces statistiques nous permettent de compléter la loi de Ross. Wikipedia ne bénéficierait-il pas d’une prime à l’intelligence ? Un outil est d’autant plus utilisé qu’il est simple et permet de faire des choses intelligentes.

Qui est Ross Mayfield ?

Il est le président et le co-fondateur de Socialtext, l’un des premiers wiki d’entreprise et l’un des principaux fournisseurs de solutions d’entreprise 2,0.

23 January 2008

Rétroactions positives : avantage aux standards

Filed under: Codex informatica, Web 2.0, XML — Gabriel @ 2:17

Voyons pourquoi la loi de rétroactions positives favorise les standards technologiques. Un des facteurs de satisfaction de R.P. est l’effet d’entraînement (boule de neige) : si j’utilise la même technologie que les autres alors mon potentiel de communication avec autrui s’en trouve augmenté. C.Q.F.D.

Et comme les R.P. conduisent à la sélection entre offreurs, à cause d’une masse critique qu’il faut atteindre pour exister, il est clair que les offreurs qui auront choisi les standards seront privilégiés par rapport aux autres. Il n’y a aucun intérêt à développer des formats propriétaires et à s’y enfermer ! Sauf si on est un gros, un incontournable. Mais alors, le format propriétaire devient une norme de fait, un standard de facto. C.Q.F.D.

XML fête ses 10 ans … Son histoire illustre bien mon propos. Il n’y a pas un offreur du Web 2.0 qui oserait omettre XML dans son architecture, même si de nouveaux standards apparaissent.

Réseau social : le graal des rétroactions positives

Filed under: Codex informatica, Réseau social, Web 2.0 — Gabriel @ 1:53

Dans le monde imparfait qui est le nôtre, un monde où la concurrence n’est ni pure ni parfaite, la loi de rétroactions positives stipule que l’accroissement de la demande induit une hausse de l’offre qui en retour va stimuler la demande, etc.

Transposons maintenant cette loi au monde des réseaux sociaux cher au Web 2.0. Plus une communauté d’utilisateurs est importante, plus ses fournisseurs de services ont intérêt à lui offrir des services. En retour, le développement de cette offre va accroître la satisfaction des membres de la communauté. La satisfaction d’un membre est d’autant plus grande qu’il y a de membres dans la communauté. Simplet dirait : à plusieurs, on est plus nombreux !

Il s’en déduit que la logique des rapprochements ou des fusions des réseaux sociaux bénéficie des rétroactions positives. Ce phénomène conduit à la raréfaction des acteurs offreurs et on aboutit soit à un oligopole soit à un monopole. N’est-ce pas là ce que nous observons depuis quelques temps dans l’histoire des Plaxo, LinkedIn, mySpace, FaceBook, etc. Pour exister demain, ils se concentrent et leur bouquet de services augmente régulièrement, quitte à faire des erreurs (je ne cite personne).

L’offreur qui réussit à gagner un plus grand nombre de clients peut baisser ses prix. Voilà un autre argument positif pour aller vers cet offreur … La limite de notre histoire est que tous les offreurs n’arriveront pas à profiter de cette loi qui, à terme, devient celle du plus fort. Encore une loi darwinienne !

22 January 2008

La loi des rétroactions positives

Filed under: Codex informatica, Réseau social, Web 2.0 — Gabriel @ 15:52

Selon cette loi, d’abord formulée en économie, toute hausse de la demande entraîne une hausse de l’offre, celle-ci stimule en retour la demande, et on reboucle … Si vous êtes de ceux qui ont lu mes autres articles dans la catégorie Codex informatica, vous trouverez une certaine similitude avec la loi de Bob Metcalfe.

Mais n’allons pas trop vite, cette loi (appelée aussi “de causalité circulaire”) ne s’applique pas n’importe comment. En effet, elle est inopérante dans un monde de concurrence pure et parfaite.

D’une façon un peu triviale, on peut parler d’un effet boule de neige. Les rétroactions positives contribuent à des accumulations, à des concentrations de l’offre conduisant à un oligopole, voire un monopole. Je reprendrai dans un prochain article les conséquences de cette loi appliquée aux réseaux sociaux.

NB1 : une rétroaction est positive quand elle amplifie le phénomène.
NB2 : un oligopole = un marché avec très peu d’offreurs et beaucoup de demandeurs.

15 January 2008

Réseaux sociaux : mauvaise performance et popularité ne seraient pas corrélés

Filed under: Réseau social, Web 2.0 — Gabriel @ 16:47

Une étude récente de la société WatchMouse s’est penchée ces derniers jours sur les performances d’un très grand nombre de réseaux sociaux. La synthèse est un tableau où est mentionné un indice de performances (SPI - Site Performance Index) qui rend compte de la perception par l’utilisateur de la vitesse et de la disponibilité d’un site. Un SPI de 500 traduit de bonnes performances, 1000 une bonne moyenne et au-delà de 1500 c’est carrément mauvais.

A cette aune, l’étude délivre à Faceparty la meilleure note avec 303, à Yahoo 360° une note de 707, MySpace reçoit un 923, LinkedIn est moyen avec 1006 et très loin derrière, en dernière place, FaceBook traîne un 6629.

Ces résultats sont des plus surprenants pour ceux qui ont pris l’habitude d’analyser des sites web. Si la performance est un indicateur important, n’est-il donc plus aussi déterminant qu’avant ? Il sera intéressant de lire d’autres études sur le thème de la performance dans le monde du Web 2.0.

14 January 2008

Sans portabilité, le réseau social existera-t-il demain ?

Filed under: Réseau social, Web 2.0 — Gabriel @ 23:18

La portabilité des données des membres des réseaux sociaux est le grand défi que ces derniers ont à relever pour exister demain. En effet, qui voudrait être membre d’un réseau social duquel il ne pourrait pas extraire ses données personnelles ainsi que son carnet de contacts, toutes ces informations patiemment saisies ? Les réseaux sociaux qui ne feront pas l’effort de la portabilité seront rapidement délaissés s’ils ne s’ouvrent pas. Leurs membres ne se feront pas avoir deux fois. Le surfer 2.0 est intelligent, pas vrai !

Donc les « gros » du monde des réseaux sociaux l’ont compris, poussés par leurs utilisateurs qui savent manifester de plus en plus leur mécontentement (j’ai du mal à croire que les réseaux sociaux auraient cherché à mettre en œuvre la portabilité d’eux-mêmes).

L’initiative DataPortability leur donne l’occasion de s’y atteler. Elle fédère déjà des MySpace ou Yahoo est maintenant rejointe par Plaxo (toujours en vente aux enchères), Facebook (dénoncé il y a très peu de temps par Robert Scoble, un blogueur américain par ailleurs membre de DataPortability pour le compte de PodTech) et Google.

Concrètement, après les annonces, comment cela se traduira-t-il ? Wait and see … mais pas trop longtemps.

9 January 2008

Twine : encore un réseau social !

Filed under: Réseau social, Web 2.0 — Gabriel @ 10:33

Et oui, encore un réseau social. Tous les jours, on apprend la naissance d’un nouveau réseau encore plus ceci, encore plus cela. Alors, pour ne pas manquer l’exceptionnel, on se précipite … (réflex conditionné du consultant ?) … on regarde, on essaye de comprendre (ah oui, c’est en anglo-américain), on essaye de se faire une idée quoi.

Alors voilà, ce matin, je lis qu’un nouveau réseau social est né. Je me précipite avec les rois mages du web pour aller voir l’enfant et lui offrir de la mire et de l’encens (je vous laisse faire les analogies de rigueur ;-) ) Donc, ce matin, on m’apprend qu’un “Twine” est visible …

Mais là, ça commence très mal :

  • Le site est en anglo-américain intégral : le réseau serait-il limité aux seuls locuteurs de cette langue ? (Cette remarque n’a rien contre ladite langue et ses locuteurs).
  • On est obligé de s’enregistrer si on veut pouvoir découvrir le minimum du site et ses services. Sinon, on a accès à une seule page d’introduction et à la revue de presse. Comment dois-je comprendre cette présentation si réduite ? Voilà un réseau qui affiche tout de suite la couleur. Si vous êtes dans le réseau, parlera-t-on de vous dans la presse ? Mais, un réseau, ce ne serait pas plutôt autre chose ? Je préfèrerai en savoir plus sur les fonctionnalités, la philosophie du site, ses ambitions …
  • Bon, aller, je vais faire l’effort de saisir un profil pour recevoir une invitation à pouvoir jouer avec le nouveau joujou.
  • Dans le formulaire de saisie de l’enregistrement, je perd le curseur, bizarre … (ce formulaire est dans une popup).
  • Puis, plouf, la popup disparaît et on n’a pas avancé d’un poil.
  • Bref … je suppose que je recevrais une invitation car je n’ai même pas reçu un mail de confirmation. Pas très accueillant le réseau.

Voilà donc l’exemple type du réseau que je suis tenté d’abandonner dès le premier contact. Est-ce que j’y reviendrai si je reçois le mail d’invitation ?